Dans un courrier du 6 janvier 2026, INTERBEV a interpellé le Premier ministre pour dénoncer une situation de plus en plus préoccupante : alors que les éleveurs français respectent des règles sanitaires et environnementales strictes, des viandes importées continuent d’entrer sur le marché européen sans garanties équivalentes.
Nous partageons ce constat et soutenons la demande de l’interprofession visant à appliquer effectivement les normes européennes à tous, sans exception. Des viandes provenant notamment des pays du Mercosur sont issues de systèmes d’élevage utilisant des pratiques interdites en Europe, comme l’usage d’antibiotiques pour favoriser la croissance, malgré une interdiction annoncée en France dès 2023.
Faute de contrôles suffisants et de sanctions effectives, ces importations créent une concurrence déloyale pour les éleveurs français et fragilisent la crédibilité du modèle agricole européen. Dans ce contexte, nous estimons indispensable que la France s’oppose à toute ouverture supplémentaire du marché européen sans garanties claires, notamment dans le cadre de l’accord UE–Mercosur.
À cela s’ajoute un risque supplémentaire lié aux marchés internationaux. La Chine a annoncé des droits de douane supplémentaires sur la viande bovine en provenance du Brésil à partir de janvier 2026. Cette décision pourrait détourner d’importants volumes vers le marché européen, exposant la France et l’Union européenne à un afflux de viandes importées difficile à contrôler, renforçant ainsi la pression sur nos filières nationales.
Pour La Coopération Agricole Pôle animal, défendre la filière élevage, c’est défendre un modèle fondé sur des exigences élevées, la transparence et l’équité entre tous les producteurs, au bénéfice des consommateurs.