Souveraineté alimentaire : les coopératives animales fixent le cap pour 2035

Dans un contexte de recul de la production nationale et de hausse des importations, les coopératives alertent sur l’urgence d’agir pour préserver les capacités de production françaises, accompagner le renouvellement des générations et répondre aux attentes des consommateurs.
Mis à jour le 18/05/2026
Déjeuner presse PA 2026

Déjeuner presse du 13 mai : des ambitions concrètes pour l’avenir des filières animales françaises

Le 13 mai dernier, le Pôle Animal de La Coopération Agricole réunissait journalistes et acteurs des filières d’élevage à l’occasion d’un déjeuner presse consacré à un enjeu stratégique pour la France : la souveraineté alimentaire.

Dans un contexte de décrochage progressif des productions animales françaises face à une consommation qui continue de progresser, les coopératives ont présenté une feuille de route ambitieuse à horizon 2035. Objectif : redonner des perspectives aux filières bovine, porcine, avicole et ovine, tout en accompagnant les transitions économiques, environnementales et sociétales de l’élevage français.

Filières animales : un paradoxe français préoccupant

La consommation de viande porcine et de volailles progresse, mais la production nationale peine à suivre. Résultat : les importations augmentent et le taux d’auto-approvisionnement se dégrade. En parallèle, les filières bovine et ovine poursuivent leur décapitalisation et en filières avicole et porcine, la construction et la modernisation des élevages sont des parcours du combattant pour pouvoir conduire un dossier d’autorisation avec des issues incertaines. 

Pour les coopératives agricoles, cette dynamique menace directement :

  • la souveraineté alimentaire française,
  • le renouvellement des générations en élevage,
  • la vitalité économique des territoires ruraux,
  • et la capacité des consommateurs à accéder à une alimentation française, tracée et durable.

Des ambitions chiffrées pour reconstruire le potentiel d’élevage français

Face à ce constat, les coopératives du Pôle Animal portent des objectifs concrets et structurants pour l’ensemble des métiers de l’élevage.

Aviculture et porc : relancer les installations pour réduire les importations

Les coopératives visent :

  • la création ou reprise de 330 élevages avicoles par an,
  • et de 80 élevages porcins par an.

Un enjeu majeur alors que plus de 45 % de la volaille consommée en France est aujourd’hui importée.

Filière bovine : renforcer l’engraissement en France

Les coopératives bovines ambitionnent la création de :

  • 50 000 nouvelles places d’engraissement de jeunes bovins d’ici 2035.

Un levier indispensable pour maintenir la production française et préserver la valeur ajoutée sur le territoire national.

Filière ovine : produire davantage grâce à l’accompagnement technique

Pour répondre à une demande supérieure à l’offre française, les coopératives ovines fixent un objectif clair :

  • 500 000 agneaux supplémentaires produits en coopérative tout au long de l’année.

Cette ambition repose notamment sur le renforcement de l’accompagnement technique des éleveurs : productivité, alimentation, planification des agnelages, compétitivité et conditions de travail.

Les coopératives, acteurs clés des transitions de l’élevage

Au-delà des chiffres, le déjeuner presse a permis de rappeler le rôle central des coopératives dans l'organisation de filières.

Accompagnement technique, expertise réglementaire, financement des exploitations, modernisation des bâtiments, bien-être animal, gestion sanitaire, décarbonation : les coopératives constituent aujourd’hui un maillon essentiel pour sécuriser et transformer les filières animales françaises.

Télécharger le dossier de presse

Le dossier de presse présenté lors du déjeuner presse du 13 mai détaille l’ensemble des ambitions, chiffres clés et propositions portées par les coopératives des filières animales. Consultez le dossier de presse complet et découvrez les priorités du Pôle Animal pour renforcer la souveraineté alimentaire française.