Le 9 janvier 2026, le Conseil de l’Union européenne a validé l’accord UE–Mercosur, malgré une opposition forte des filières agricoles et d’une large partie de l’opinion publique. Pour les interprofessions françaises, INTERBEV, ANVOL et INTERCÉRÉALES, ce choix marque un renoncement majeur : celui d’une politique commerciale cohérente avec les exigences imposées aux producteurs européens.
La Coopération Agricole Pôle Animal soutient pleinement l’analyse portée par les interprofessions. En l’état, cet accord expose les filières agricoles à une concurrence accrue de produits importés ne respectant pas les mêmes normes sanitaires, environnementales et de bien-être animal. Il fragilise ainsi la souveraineté alimentaire européenne et la confiance des consommateurs.
Les interprofessions pointent également la responsabilité de la France, qui, malgré un vote négatif tardif, n’a pas mobilisé à temps les leviers juridiques et politiques dont elle disposait pour empêcher cette issue. Désormais, elles appellent les parlementaires européens à rejeter la ratification de l’accord et à saisir la Cour de justice de l’Union européenne sur la légalité de la procédure retenue.
Enfin, la clause de sauvegarde mise en avant par la Commission européenne ne constitue pas une protection efficace pour les filières. Non automatique, tardive et sans effet réel sur les flux d’importation, elle apparaît davantage comme un outil d’affichage que comme une réponse opérationnelle aux déséquilibres de marché.
Pour La Coopération Agricole Pôle animal, la défense des filières animales passe par des règles équitables, des mesures miroirs contraignantes et une politique commerciale alignée sur les exigences imposées à nos producteurs. Sans cela, ce sont les agriculteurs européens qui paieront le prix de choix commerciaux déconnectés des réalités de terrain.