La France compte 4 568 silos, d’une capacité totale de 44 millions de tonnes pour une production annuelle moyenne de 60 millions de tonnes. 40 % de ces silos ont plus de 50 ans, et seulement 15 % ont moins de 25 ans. Cette vétusté constitue un risque majeur pour la pérennité de la filière et la sécurité alimentaire du pays.
Face à ces enjeux, Métiers du Grain a présenté le 25 février 2026, au Salon International de l’Agriculture, sur le stand de La Coopération Agricole, le plan "Infrastructures 2030", une feuille de route stratégique visant à moderniser, créer et rationaliser les infrastructures de stockage des grains français. L’investissement total est estimé à 4,3 milliards d’euros d’ici 2040.
Le plan associe coopératives, négoces, instituts, interprofessions et pouvoirs publics pour répondre aux enjeux économiques, écologiques et stratégiques du secteur.
Travaux envisagés :
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Rénovation complète : 10 % du parc, 4,4 Mt,
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Création de nouveaux silos : 11 % du parc, soit 4,8 Mt,
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Travaux légers : 15 % du parc, 6,5 Mt,
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Démantèlement de silos obsolètes : 13,5 Mt sur 15 ans (31 % du parc),
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Modernisation technologique : tri, allotement et gestion optimisée des lots
4 Objectifs :
1. Sécurité alimentaire : garantir des capacités intercampagne pour faire face aux crises sanitaires, climatiques, géopolitiques ou économiques.
2. Adaptation aux besoins futurs : prise en compte des grains bio et des cahiers des charges spécifiques.
3. Optimisation logistique : régularisation des flux portuaires et massification des rotations.
4. Création de valeur : infrastructures agiles capables de gérer des volumes diversifiés et des produits à forte valeur ajoutée.
Pour Antoine Hacard, Président de Métiers du Grain à La Coopération Agricole : "Les récents chocs géopolitiques rappellent que la puissance d’un pays se mesure aussi à sa souveraineté agricole, fondée sur sa capacité de production, de stockage et sur la continuité des chaînes d’approvisionnement. Nos infrastructures vieillissantes sont un enjeu stratégique majeur. Ce plan garantit la souveraineté alimentaire de la France et de l’Europe, mais il exige un choc d’investissement et de simplification pour réussir."