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Caves coopératives européennes : responsabilité et prudence pour construire une année 2021 positive

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2020 a été une année difficile pour le secteur vitivinicole en raison de la pandémie de covid-19 et de la fermeture connexe du secteur Horeca. La crise sanitaire, et la crise économique qu’elle a générée sont venues aggraver une situation déjà fragilisée par la mise en place de tarifs douaniers supplémentaires américains.

Face aux demandes pressantes du secteur vitivinicole et grâce au soutien du Parlement européen et d’Etats membres, la Commission européenne a mis en place le 4 mai dernier des mesures exceptionnelles pour l’année 2020 afin d’aider le secteur à faire face. La distillation de crise, le stockage privé, la récolte verte et la flexibilité des Programmes d’aide national appuyés par des mesures nationales ont donné de l’oxygène à ce secteur essentiel pour l’économie européenne et vital pour nombre de régions.

Cependant, si l’urgence des printemps et été 2020 a été gérée, il convient maintenant de se tourner vers l’année 2021 pour assurer que les conditions de marché seront bien rassemblées pour une reprise économique réelle et pérenne pour les filières viticoles européennes.

Alors que la vendange 2020 est quasiment achevée partout en Europe, des premiers enseignements peuvent déjà être tirés :
➢ D’avis unanime, la récolte 2020 est une récolte de qualité, grâce à la maturation assez précoce, et le peu d'événements climatiques extrêmes.
➢ En quantité, elle se situera parmi la moyenne des récoltes de l’Union Européenne ; en Espagne elle se présente autour de 42-43 millions d'hectolitres (+ 5% par rapport à la moyenne des derniers 5 années) et en Italie les prévisions sont à 47 millions d'hectolitres -même si des chiffres un peu inférieurs proviennent des territoires- soit une valeur stable par rapport à l'année dernière, en France à 45 millions d'hectolitres, aussi stable par rapport à l’année dernier.

Les représentants des coopératives viticoles françaises, italiennes et espagnoles - qui représentent environ 80% de la production européenne – estiment que cette nouvelle année doit être abordée avec responsabilité et vigilance.

« Nous nous préparons pour une année qui, si chacun travaille avec responsabilité, pourra être plus positive pour le secteur du vin. Certes, les problèmes ne manquent pas : l'incertitude de la situation sanitaire, les tensions corolaires sur certains marchés, la persistance des tarifs américains, le Brexit, la loi russe sur le vin, l'insuffisance -ou non-utilisation- des fonds.

Il doit être souligné la grande résilience du secteur vitivinicole, secteur d'excellence européenne.

Les mesures mises en oeuvre en 2020 pour assurer l’équilibre des marchés doivent être reconduites autant que les producteurs en auront besoin. Dans le cadre des discussions de la Réforme PAC c’est important que les colégislateurs tiennent compte de l’importance environnemental, économique et social de ce secteur.
 

En parallèle, il nous faut construire l’avenir et relancer la dynamique de nos filières avec nos forces, en s’appuyant sur les outils européens qui ont montré leurs atouts (programmes viticoles, gestion des plantations, organisation de nos filières) aussi en renforçant les coopératives lesquelles jouent un rôle major dans le secteur augmentant le valeurs de la production des leurs membres et créant des emplois dans les zones rurales, ainsi qu’en ayant pleinement accès au plan de relance européen pour l’agriculture. Ce plan se doit de se concentrer sur les investissements répondant à la fois aux défis économiques et de durabilité et sur la conquête et reconquête de marchés pour les productions européennes. »
 

(Téléchargez l'intégralité du communiqué)