La coopération laitière dresse un constat globalement positif sur les négociations commerciales 2020 avec des avancées de la part de certaines enseignes qui s'inscrivent dans l'esprit des Etats Généraux de l'Alimentation.
Néanmoins, dans un contexte où la filière a beaucoup investi pour répondre et s’adapter aux demandes sociétales, ses attentes sont fortes pour que les coûts importants liés à la montée en gamme et la segmentation soient davantage pris en compte.
Malgré le constat d’une période de négociations commerciales qui s’est déroulée dans un climat apaisé pour la coopération laitière, les attentes restent fortes vis-à-vis d’acteurs de la distribution qui sont aujourd’hui absents ou récalcitrants et une vigilance toute particulière est portée aux MDD, pour lesquelles la tonalité positive doit se confirmer dans les semaines à venir.
Les coopératives agricoles laitières ont joué le jeu de la montée en gamme et de la segmentation :
- 45% du lait transformé
- 10% de la part du volume transformé porte la mention AOP/IGP
- 3% de la part du volume transformé porte la mention Montagne
- 4% de la part du volume transformé porte la mention BIO
- 11% de la part du volume transformé porte une autre mention valorisante (lait de pâturage, lait issu d’animaux sans OGM…)
« Les producteurs coopérateurs de la filière laitière ont joué le jeu de la montée en gamme et de la segmentation pour répondre aux attentes des consommateurs et de la société. Une véritable transition agro écologique est également engagée. Ces engagements doivent être reconnus et les producteurs doivent être rémunérés au plus près des investissements consentis. Nous poursuivons notre combat auprès des producteurs coopérateurs laitiers pour que notre filière soit rémunératrice, et afin qu’elle retrouve compétitive et attractivité », commente Damien Lacombe, Président de La coopération laitière.