Communiqué de presse

Manifeste d’engagement "Zéro Déforestation Importée" des fabricants d’aliments pour la nutrition animale

Mis à jour le 23/06/2022

Manifeste d’engagement « Zéro Déforestation Importée » des fabricants d’aliments pour la nutrition animale

L’importation de protéines végétales est aujourd’hui indispensable pour assurer l’alimentation des filières animales françaises. La durabilité de ces importations est un enjeu majeur pour les filières d’élevage, porté depuis 2018 par la profession au sein de DURALIM. Une solution réglementaire européenne applicable à tous pour lutter contre le risque de déforestation importée est en cours de discussion. Sans attendre et sur la base des travaux de la plateforme DURALIM et des outils développés par le secteur en France et en Europe, les fabricants français d’aliments pour animaux d’élevage signent un Manifeste qui concrétise leurs engagements pour garantir, au plus tard en 2025, un approvisionnement en protéines végétales non-déforestant.

 « L’importation de protéines végétales, et plus particulièrement de soja, reste nécessaire et utile pour bien nourrir les animaux d’élevage et pour assurer la compétitivité économique des filières animales françaises. Depuis 2018, la profession porte au sein de la plateforme DURALIM un engagement « 100% durable avec un objectif zéro déforestation à horizon 2025 », rappelle François Cholat, président du SNIA. Le pilotage de cet engagement à conduit la plateforme DURALIM a créé en 2021 « l’Observatoire du risque de déforestation importée ». 

« Le Manifeste d’engagement des fabricants d’aliments pour animaux d’élevage contre la déforestation est le fruit de l’ambition d’un approvisionnement durable et responsable qui marque la volonté de la profession d’opérationnaliser rapidement l’engagement de 2018. Les adhérents de La Coopération Agricole Nutrition Animale et du SNIA et sont ainsi invités à signer et à mettre en œuvre ce Manifeste » explique David Saelens, président de La Coopération Agricole Nutrition Animale.

En signant ce Manifeste, les entreprises de nutrition animale s’engagent à s’approvisionner en soja d’importation durable en s’appuyant sur les lignes directrices de la FEFAC et leur module non-conversion et d’assurer un suivi de cet engagement par l’observatoire DURALIM. « C’est une étape importante car ce Manifeste vient concrétiser et rendre opérationnel l’engagement pris par le secteur en 2018 avec DURALIM » précisent les deux présidents.

Pour aller au bout de cette logique, le secteur invite tout détenteur de cahiers des charges à intégrer cet engagement « zéro déforestation importée » dans les référentiels « filières françaises » (viandes, œuf, lait). Également attentive à ce que les surcoûts de production liés à cette demande sociétale ne soient pas supportés par les éleveurs dans l’esprit d’EGALIM 2, la profession souhaite intégrer le soja « non-déforestant » dans la construction des indicateurs alimentaires des filières animales (IFIP et ITAVI notamment).

Ainsi, le secteur ambitionne atteindre 50% des besoins des filières françaises d’élevage à fin 2022 et 75% à fin 2023 (contre 38% en 2020 selon les 1ers résultats de l’Observatoire DURALIM) et arriver à 100% au 1er janvier 2025.