Communiqué de presse

L'innovation en nutrition animale : un pilier en faveur de la souveraineté alimentaire

Mis à jour le 25/03/2026
RNA 2026

A l’occasion des deuxièmes Rencontres de la Nutrition Animale, organisées conjointement le 29 janvier 2026 par l’AFCA-CIAL, La Coopération Agricole Nutrition animale et le SNIA, les trois organisations réaffirment la place de l’innovation, de l’investissement et de la compétitivité pour renforcer la souveraineté alimentaire de la France.

Dans un contexte marqué par les changements économiques, climatiques et géopolitiques, le secteur de la nutrition animale s’engage au sein des filières végétales et animales françaises. La nutrition animale joue un rôle déterminant pour permettre aux éleveurs français de produire durablement, sur l’ensemble des territoires. Reconnue également à l’international, la nutrition animale française se distingue par sa recherche et son savoir-faire qu’elle exporte dans de nombreux Pays.

Un soutien fidèle à l’élevage et à son redéploiement sur les territoires en France
Aux côtés des éleveurs, le secteur de la nutrition animale accompagne le maintien, la modernisation et le développement des élevages afin de répondre à la diversité des marchés et des attentes sociétales. En mobilisant des solutions nutritionnelles innovantes, il contribue à la performance économique, environnementale et sanitaire des filières. L’ancrage territorial est au coeur de cette démarche et s’incarne tant dans la proximité des usines d’aliments pour animaux avec les bassins d’élevage que dans leur approvisionnement en matières premières : un maillage industriel au plus près des fermes et 73 % des matières premières valorisées d’origine française qui contribuent à la résilience de l’activité.
Chaque jour, les entreprises travaillent à optimiser les coûts de production et les émissions liées à la fabrication et au transport. Même en période de tension, elles agissent pour assurer la continuité des livraisons des élevages et à leur niveau, contribuent ainsi au bon fonctionnement de la chaine alimentaire.

Des propositions concrètes pour renforcer la compétitivité
La souveraineté suppose une capacité à produire, à transformer et à exporter dans des conditions économiquement attractives. Le secteur appelle à une évolution du cadre réglementaire, passant d’une logique de contrainte à une logique d’incitation à la production.
Cet enjeu majeur commence par la sécurisation et le développement des approvisionnements en matières premières et en additifs essentiels pour lesquels l’Europe est majoritairement dépendante des importations.
Ainsi face à des dépendances extra-européennes croissantes, un plan d’investissement dans des outils industriels de production d’additifs nutritionnels essentiels, s’avère indispensable. La production massive de protéines végétales compétitive en France reste également un enjeu majeur pour répondre à la demande des filières animales.
D’autres mesures plus immédiates sont également portées par le secteur pour plus de compétitivité.
Le transport des produits est un levier important qui peut encore être amélioré notamment par l’optimisation de la charge utile des camions afin de limiter les flux tout en réduisant l’empreinte carbone.
Elles militent également pour la reconnaissance des travaux professionnels à l’image des méthodes professionnelles de calcul de l’empreinte carbone ainsi que la valorisation économique des performances environnementales permises par l’innovation.
Elles appellent à une simplification globale de la règlementation française et européenne applicable au secteur afin de favoriser l’innovation tout en allégeant la charge administrative qui pèse sur les entreprises. 

Des investissements indispensables pour l’avenir
La modernisation des outils industriels, la décarbonation, la R&D nécessitent des investissements majeurs. Or, les capacités d’autofinancement du secteur restent très limitées. Les trois organisations appellent à la mise en place de dispositifs économiques incitatifs, tels qu’un suramortissement ciblé, afin de soutenir durablement l’investissement productif ou encore l’identification du secteur dans les dispositifs de soutien de la recherche.
Investir dans la nutrition animale, c’est investir dans la souveraineté, l’innovation et l’avenir de l’élevage français.