Communiqué de presse

Guerre au Moyen-Orient : La Coopération Agricole appelle à une gestion collective et responsable de la crise

Mis à jour le 11/05/2026
Caddie dans un rayon d'un magasin de distribution

La Coopération Agricole a participé ce jour à la réunion de filière présidée par Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, et Serge Papin, Ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, avec les représentants du monde agricole, les industriels agroalimentaires et la Fédération du commerce et de la distribution (FCD).

La Coopération Agricole salue l’écoute et la mobilisation des ministres face à une situation de crise qui s’installe dans la durée. Les filières agricoles et agroalimentaires ne sont pas épargnées : elles subissent des hausses immédiates sur les charges de transport, auxquelles s’ajoutent l’explosion des coûts des emballages, de l’énergie et de la logistique.

Depuis plusieurs semaines, les coopératives agricoles amortissent le choc financier de ces hausses mais cela ne peut pas durer dans un secteur agroalimentaire qui affiche déjà des marges parmi les plus faibles de l’économie française et européenne.

La Coopération Agricole a demandé la prise en compte d’ajustements tarifaires au cas par cas avec le souci de protéger la rémunération des agriculteurs tout en amortissant les conséquences sur le pouvoir d’achat.

La situation restant évolutive, La Coopération Agricole a été entendue sur sa demande de réunions régulières de filière afin de réévaluer et gérer collectivement les conséquences de cette crise sur l’ensemble de la chaîne alimentaire.

Pour Dominique Chargé : « Plus on tarde à prendre en compte la hausse des coûts liée à la guerre au Moyen-Orient, plus les conséquences seront graves et difficiles à endiguer à moyen et long terme. Depuis le début du blocage du détroit d’Ormuz, les coopératives agricoles ont absorbé les surcoûts pour éviter une nouvelle escalade inflationniste. Mais à force de tirer sur la corde, c’est toute la chaîne alimentaire qui risque de céder. Chacun doit prendre sa part de responsabilité pour éviter qu’une crise conjoncturelle ne devienne demain une crise structurelle fragilisant notre production alimentaire nationale et accentuant nos dépendances. » 

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