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Proposition de loi Besson-Moreau : le renforcement du tarif fournisseur, condition sine qua non, à la revalorisation du revenu agricole

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Si l’ANIA, La Coopération Agricole, la FEEF et l’Ilec partagent l’objectif porté par la proposition de loi du député Grégory Besson-Moreau visant à retrouver l’esprit initial des EGA de création et de répartition de valeur ; les quatre organisations s’inquiètent des effets négatifs de certaines mesures sur le maillon industriel, indispensable à la pérennité de la chaîne alimentaire française.

En dépit des États Généraux de l’Alimentation et de la loi EGAlim, le bilan des négociations commerciales des trois dernières années ne conduit qu’à un seul constat : déflation et achat au prix le plus bas restent les maîtres mots pour les distributeurs.

Dès lors, dans ce contexte de guerre des prix et de compression continue des marges des entreprises alimentaires, comment espérer construire la souveraineté alimentaire française, faire ruisseler de la valeur vers l’amont agricole, ou encore favoriser les investissements pour répondre à la demande des marchés et tendre vers une alimentation plus saine et plus durable ?

L’ANIA, La Coopération Agricole, la FEEF et l’Ilec saluent l’ambition de mettre fin à cette guerre des prix portée par cette proposition de loi, mais elles s’inquiètent des conséquences de certaines de mesures envisagées pour y parvenir. Sanctuariser les seules matières premières agricoles sans sanctuariser les coûts de transformation ne produira qu’un seul effet : l’affaiblissement du maillon industriel dans les négociations commerciales avec les distributeurs. Ce n’est pas acceptable : c’est la vitalité de nos territoires et la diversité de nos produits et de nos marques qui est en jeu !

Sans coopératives et industries alimentaires fortes, capables de valoriser la production agricole, d’investir et d’innover pour mener à bien les transitions agroécologiques et développer l’emploi : pas de meilleure rémunération des agriculteurs ! Si l’on souhaite réellement mettre un terme à la spirale déflationniste entraînée par la LME et rémunérer les agriculteurs au juste prix, une seule solution : poursuivre la réflexion entamée par le Gouvernement pour travailler à changer de paradigme et aller plus loin dans la protection du tarif des fournisseurs. Seul le renforcement du tarif fournisseur pourra permettre une création de valeur et une juste répartition de celle-ci au sein de la filière alimentaire !

Convaincus de la nécessité de faire évoluer les dispositions proposées, l’ANIA, La Coopération Agricole, la FEEF et l’Ilec sollicitent un rendez-vous avec le ministre Julien Denormandie afin de construire ensemble une réponse adéquate à leur objectif partagé.

(Téléchargez l'intégralité du communiqué)