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Hausse du prix des matières premières : Une répartition indispensable sur l’ensemble de la chaîne jusqu’au consommateur !

Depuis de nombreux mois, la hausse du prix des matières premières entrant dans l’alimentation animale provoque une augmentation significative des coûts de production pour les éleveurs. La Coopération Agricole appelle à ce que cette augmentation de coûts soit prise en compte par l’ensemble de la chaîne de valeur jusqu’au consommateur pour ne pas sacrifier le revenu des producteurs, ni la pérennité des acteurs de l’agroalimentaire.

Face à l’augmentation des coûts de production des élevages, La Coopération Agricole souhaite alerter sur la nécessité de préserver la santé économique des filières animales. En effet, le mouvement de hausse des matières premières utilisées pour l’alimentation animale, amorcé à l’automne 2020 par une flambée des protéines végétales, se poursuit avec un renchérissement continu du prix des céréales sur 2021. De plus, la baisse de production de certaines céréales au niveau mondial pour la campagne qui vient de s’achever laisse présager une hausse de cours probablement durable. Par exemple, on note qu’entre juillet 2020 et juillet 2021, les cours du tourteau de soja, marché directeur de la protéine, ont progressé de 27%, ceux du blé de 11% et ceux du maïs de 50%. Ces augmentations ont ainsi engendré un surcoût alimentaire de plus de 30% en volailles (selon l’indice ITAVI Poulet standard) et d’environ 15% en porcs (selon l’indice IFIP).

Si les coopératives de nutrition animale prennent leur part et jouent leur rôle auprès des éleveurs, en amortissant les forts à-coups de variation des prix des matières premières grâce à leur maîtrise des achats (couverture, achats à terme etc.), leur expertise en matière de formulation (substitution de matières premières en fonction des cours) et leur optimisation logistique ; cet accompagnement a des limites et ne peut suffire à absorber l’inflation continue des matières premières !

Face à une situation aujourd’hui particulièrement préoccupante pour la pérennité des filières d’élevages, il est absolument indispensable que les surcoûts de production des filières animales soient pris en compte tout au long de la chaîne de valeur jusqu’au consommateur afin de ne pas détériorer le revenu des éleveurs, permettre le maintien des entreprises agroalimentaires sur notre territoire et répondre aux attentes des consommateurs. 

"Il est impératif que l’augmentation des coûts de production pour l’élevage, induite par la hausse du prix des matières premières, soit prise en compte par l’ensemble de la chaîne de valeur jusqu’au consommateur, comme le prévoit l’esprit des Etats Généraux de l’Alimentation. C’est une condition essentielle au maintien de revenu de nos éleveurs, à la pérennité des acteurs de l’agroalimentaire et à la préservation de la santé économique des filières animales françaises.", déclare Dominique Chargé, président de La Coopération Agricole.