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Filière betterave-sucre : une décision de bon sens

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La Coopération Agricole et la Fédération des coopératives betteravières tiennent à saluer la décision de bon sens du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, de mettre en place un plan de soutien pour la filière sucre française, en danger face aux impasses techniques et aux distorsions de concurrence avec les autres pays européens. 
 
A l’heure où la question de notre souveraineté alimentaire est plus que jamais d’actualité, c’était une décision nécessaire pour préserver la filière sucre française qui comprend près de 450 000 hectares, 21 usines et 46 000 emplois et dans laquelle la coopération agricole détient une position majeure (80%).

La Coopération Agricole et la FCB saluent le plan de soutien annoncé par le ministre : 
-    accompagnement financier des producteurs les plus impactés,
-    effort de recherche pour accélérer l’identification de solutions alternatives applicables et véritablement efficaces pour lutter contre certains ravageurs comme le puceron,
-    modification législative cet automne pour permettre d’actionner une dérogation pour les semences enrobées, dans des conditions strictes d'usage, comme l’ont fait d’autres pays européens confrontés aux mêmes difficultés. 

Dans la mise en œuvre des transitions agroécologiques, il est primordial de ne pas laisser les agriculteurs dans des situations d’impasses techniques ou de distorsions face aux autres pays européens, au risque de menacer la pérennité des filières et notre souveraineté alimentaire. 

« Les transitions, s’inscrivent dans un temps long. Elles nécessitent des moyens importants en recherche et innovation et un accompagnement de la production. Cet exemple est un cas concret du bon sens et du pragmatisme qu’il ne faut pas perdre de vue dans la mise en œuvre des transitions.  
La mise en place d’un fond de transition agroécologique pour accompagner les agriculteurs et les filières agricoles et agroalimentaires dans leurs mises en œuvre sera nécessaire, car il est impensable de vouloir changer de modèle agricole en interdisant tel ou tel produit, sans s’assurer au préalable qu’une alternative efficace existe
», rappelle Dominique Chargé, Président de la Coopération Agricole

« Premier producteur européen de sucre, d’éthanol et d’alcool issus de betterave, nous étions exposés à un risque majeur pour la pérennité de notre filière française. Il était indispensable de trouver une solution qui redonne de la visibilité aux entreprises et aux producteurs pour qu’ils maintiennent leur activité », rappelle Olivier de Bohan Président de la Fédération des coopératives betteravières. 

(Téléchargez l'intégralité du communiqué de presse)