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Comité de suivi des négociations commerciales: La Coopération Agricole salue l’appel de Serge Papin à un sursaut collectif pour recréer de la valeur

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Jamais les coopératives et leurs filiales n’ont été confrontées à une telle situation de marchés : exportations en berne, RHD (Restauration Hors Domicile) quasiment à l’arrêt, augmentation du cours de certaines matières premières agricoles (céréales), accroissement des surcoûts de production… Dans ce contexte inédit, les enseignes de la grande distribution constituent, depuis mars 2020, le débouché essentiel des productions.

Cette position privilégiée confère aux distributeurs une impérieuse responsabilité : celle d’accorder des revalorisations tarifaires qui permettent de rémunérer les producteurs plus justement ! Pourtant, force est de constater que la guerre des prix a d’ores et déjà fait son retour dans les rayons alimentaires (- 0,5 % en un an) et se décline aujourd’hui dans les box de négociations, par des demandes de déflation (-2% en moyenne) et de budgets promotionnels supplémentaires.

La Coopération Agricole soutient donc l’appel à un sursaut collectif lancé ce jour par Serge Papin, à l’occasion du comité de suivi des négociations commerciales réuni par le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, M. Julien Denormandie, et la ministre déléguée à l’industrie, Mme. Agnès Pannier-Runacher. Il est en effet indispensable de recréer de la valeur dans la filière alimentaire : les coopératives et leurs filiales, prolongement de l’exploitation des agriculteurs, doivent être traitées avec discernement par les distributeurs !

« Je tiens à saluer les premières recommandations de Serge Papin pour enfin faire vivre les engagements pris lors des Etats Généraux de l’Alimentation : il reste deux mois aux distributeurs pour redresser la barre ! La reconquête d’un revenu décent pour les agriculteurs, la sauvegarde de notre appareil productif et le recouvrement de notre souveraineté alimentaire ne sont atteignables qu’à condition de pouvoir « passer du tarif ». Sans cette solidarité et cette responsabilité des enseignes de la distribution, c’est toute la ferme France qui est en péril, des agriculteurs jusqu’aux industries de transformation. », déclare Dominique Chargé, président de La Coopération Agricole.