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Négociations commerciales avec la grande distribution

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Malgré quelques avancées dans certaines filières, le compte n’y est pas ! 
Il reste sept jours aux distributeurs pour inverser la tendance.  C’est la souveraineté alimentaire de la France qui est en jeu.

A J-7 jours avant la fin des négociations commerciales, Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l'Industrie, ont réuni hier après-midi, les représentants de la filière dans le cadre du comité de suivi des relations commerciales.

Le constat, encore le même, est une nouvelle fois partagé par l’ensemble des fournisseurs de la grande distribution : la guerre des prix est encore et toujours la règle !

Cette guerre des prix menace très directement la souveraineté alimentaire de la France : elle appauvrit toute la chaîne : les agriculteurs et les entreprises de l’alimentaire.

La réalité est connue de tous. Les entreprises de toutes tailles et partout en France font face à une flambée des cours de certaines matières premières agricoles mais aussi à une hausse du prix des emballages, des transports ou encore d’autres surcoûts liés à la crise sanitaire : ces hausses ne sont toujours pas suffisamment intégrées dans les négociations alors qu’elles devraient en être le point de départ.

« Oui il y a eu des efforts de certains distributeurs, dans certains secteurs mais c’est très loin d’être suffisant pour parler de la « création de valeur » pour l’ensemble des agriculteurs et des entreprises ! Les distributeurs ont une responsabilité envers la filière alimentaire française ; collectivement, ils doivent s’engager à mettre fin à la guerre des prix qui entraîne une spirale dangereuse pour la chaîne de l’agroalimentaire et qui est contraire à l’objectif de création de valeur »
Richard Girardot, président de l’ANIA

« Si quelques avancées sont à saluer, la prise en compte de la hausse des coûts de production dans les négociations commerciales est indispensable. Elle doit être à la hauteur des besoins des entreprises pour préserver leur compétitivité, assurer la juste rémunération des agriculteurs et conduire l’ensemble des transitions souhaitées par les consommateurs. Il en va de l’avenir du secteur alimentaire français ! »
Dominique Chargé, président de La Coopération Agricole

« Le discernement PME dans la négociation est au rendez-vous chez certaines enseignes. Ces bonnes pratiques doivent se généraliser auprès de tous les acteurs de la grande distribution. Sortons de la déflation destructrice de valeur et travaillons ensemble à un prix prenant en compte les réalités de l’amont, agricole et PME, et acceptable pour le consommateur ! »
Dominique Amirault, président de la FEEF

« Nous saluons les progrès enregistrés dans certaines filières agricoles, mais à moins de s’amplifier dans les huit jours qui viennent, ils ne suffiront pas à sortir nos entreprises de la spirale déflationniste dans laquelle elles sont entraînées depuis huit ans. L’exemple du lait doit inspirer un mouvement col-lectif dans l’ensemble des filières, françaises ou non, et il faut que cesse la dévalorisation sans précé-dent qu’ont subie les catégories du DPH. »
Richard Panquiault, directeur général de l’Ilec