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Un modèle particulier d’entreprise

Quand on parle de coopérative agricole, on entend mutualisation, par les agriculteurs, des moyens de production, de transformation et de commercialisation. Mais une coopérative, au-delà de cette mission, c’est bien plus que cela !

C’est un modèle d’entreprise d’une modernité étonnante au vu des enjeux économiques,  sociaux et environnementaux actuels. Ce  modèle d’entreprise, celui du « capitalisme coopératif »  concilie liberté d’entreprendre, solidarité économique et ancrage territorial  en plaçant les agriculteurs au cœur de la gouvernance et du projet de développement de l’entreprise.

1. Coopérer pour durer – qu’est-ce qu’une coopérative agricole ?

Une coopérative agricole est donc une entreprise créée par des agriculteurs et gouvernée par eux. Ils en sont les propriétaires mais aussi les fournisseurs en productions animales ou végétales qui seront collectées et transformées par leur coopérative souvent jusqu’au produit de consommation.

Derrière cette définition de la coopérative agricole se cache un modèle résilient, gage de préservation d’une agriculture durable.

Les atouts du modèle coopératif 

Etre membre d’une coopérative agricole permet :
Une mutualisation des charges et des investissements (réseau d’expertises, outils de transformation, marketing, logistique, R&D, circuits commerciaux...).  

Un partage des risques, alors que les coopératives agricoles font face à de nombreux défis : un contexte économique concurrentiel, des crises sectorielles et internationales, des aléas climatiques…

Un renforcement du pouvoir économique des membres et un gain d’autonomie : être membre d’une coopérative agricole est pour les agriculteurs, une façon de maîtriser leur indépendance économique grâce à la structuration de ses propres filières agricoles et à la commercialisation des produits organisée par leur coopérative. En regroupant leur offre agricole, en investissant ensemble dans des services innovants et des outils de transformation, ils sont mieux armés pour peser sur les marchés très concurrentiels.
« L’union fait la force ! » est un principe coopératif fondateur !

Le modèle coopératif affiche une conviction : il n’y a pas de victoire individuelle ! Fondé sur la solidarité et la compétitivité, il prône une action collective tournée vers un but commun.
Les 3/4 des agriculteurs adhèrent au moins à une coopérative agricole

2. Des entreprises coopératives qui placent l’humain au cœur

Statutairement, une coopérative est une société de personnes et non de capitaux. Le modèle coopératif est tout entier fondé sur la démocratie, plaçant les hommes au cœur de son fonctionnement. Ainsi lors des assemblées générales, chaque agriculteur, quelle que soit la taille de son exploitation, dispose d’une voix pour donner son avis sur les grandes orientations proposées pour sa coopérative. Le modèle coopératif fait aussi la promotion de l’autodétermination et du sens de la responsabilité - des qualités indispensables pour que les coopérateurs puissent assumer leurs tâches d’entrepreneurs !

Au sein d’une coopérative agricole, chacun, peu importe sa part de capital social, exerce un pouvoir de décision équivalent. Un système qui s’oppose à celui des sociétés de capitaux dans lesquelles ce sont les plus gros actionnaires qui exercent le pouvoir de décision le plus important.Le modèle coopératif pratique une gouvernance démocratique selon le principe « un homme, une voix ».

Le caractère humaniste des coopératives s’illustre aussi par l’adhésion volontaire et ouverte des membres. Tout le monde peut faire partie d’une coopérative à partir du moment, bien sûr, où l’agriculteur est apte à prendre sa responsabilité en tant que membre.

Le « capitalisme coopératif » : un capitalisme oui mais à visage humain
L’horizon du modèle coopératif, c’est le long terme ! La vocation d’une coopérative agricole n’est pas de rémunérer des actionnaires financiers, mais d’assurer un avenir professionnel à ses membres. Son organisation toute entière est fondée sur la participation des agriculteurs - sociétaires. Encourageant la notion de d’équité, la distribution des bénéfices tient aussi compte de la mise en réserve d’une partie des profits pour assurer la solidité financière de l’entreprise à long terme. Car la finalité d’une coopérative agricole, outil économique collectif, est de se transmettre de générations en générations d’agriculteurs.
Le Saviez-vous ? Certaines entreprises coopératives françaises existent depuis près d'un siècle !

Dans la même logique, les coopératives agricoles sont des entreprises non OPAbles et non délocalisables. Parce que seuls les agriculteurs-coopérateurs en détiennent solidairement le capital social, elles ne peuvent pas être vendues ou faire l’objet d’une prise de capital extérieure. Elles ne sont pas non plus délocalisables puisque détenues par des agriculteurs français fixés, par nature, aux territoires de leurs exploitations agricoles.

En revanche, elles peuvent se déployer à l’international, via des filiales, par exemple, pour y vendre leurs produits. Les résultats économiques de ces activités reviennent au final dans la coopérative, en France !

3. Diversité des territoires et des entreprises, richesse des productions : les coopératives agricoles s’attachent à répondre à toutes les demandes

Qu’il s’agisse de productions locales spécifiques issues de micros régions ou de grands volumes de matières premières, les coopératives couvrent toutes les attentes de consommation :

  • produits de terroirs dont la typicité est généralement adossée à des signes officiels de qualité ;
  • produits régionaux dont la saisonnalité et la proximité sont réclamées par le consommateur « locavore » ;
  • produits de grande consommation (bruts ou transformés) pour répondre à la demande alimentaire européenne et mondiale.

Au niveau de leurs activités, les coopératives agricoles sont présentes dans 18 filières de production agricole : lait, miel, vins, tabac, insémination animale, aviculture, lin, CUMA, forêt et bois, alcool et distillerie, plantes aromatiques, à parfum et médicinales, bétail et viande, fruits et légumes, betterave et sucre, électricité, luzerne, grains – approvisionnement, nutrition animale.

Qu’elles soient TPE, PME ou groupes à vocation internationale, les entreprises coopératives ont développé de nombreuses marques propres qui fondent leur identité dans la richesse des productions, terroirs, filières et savoir-faire agricoles et agroalimentaires.

Liste marques coopérativesA noter que 550 coopératives, unions et filiales sont engagées dans les filières agricoles et agroalimentaires biologiques.
La coopération agricole réalise 70% de la collecte bio en grandes cultures et 40% de la collecte laitière en bio.

4. Les entreprises coopératives, actrices de la qualité et de la traçabilité

Les coopératives agricoles françaises sont extrêmement impliquées dans la promotion des signes de qualité et de la traçabilité alimentaire !

Alors que les marchés internationaux spéculent sur les matières premières agricoles, le respect des territoires et la proximité « producteur consommateur » portés par les entreprises coopératives redonnent à l’alimentation toute sa valeur.

Pionnières dans la mise en place des signes de qualité et d’origine (label rouge, AOC, IGP), les coopératives agricoles se sont organisées pour mieux répondre aux nouveaux enjeux de consommation. Avec la démarche Agri Confiance®, elles sont devenues de véritables porte-drapeaux de l’alimentation durable !