Back to top
Lien humain-animal dans les élevages de porcs

Bien-être dans les élevages de porcs

Partager sur :

Dans les élevages de porcs aussi, un lien très étroit homme-animal

Des progrès réguliers en bien-être animal dans les élevages de porcs sous l'impulsion des coopératives

La France compte 20 000 élevages de porcs conduits par des femmes et des hommes passionnés par leur métier. Avec une moyenne de 190 truies, soit près de 4 700 porcs produits par an, la taille des élevages de porcs français est l’une des plus faibles d’Europe. Les élevages appartiennent aux éleveurs, et non à des sociétés privées comme c’est couramment le cas dans certains pays. Le lien homme-animal est ainsi beaucoup plus étroit, beaucoup plus personnel. En France, en moyenne, 2,3 personnes travaillent dans un élevage de porcs, ce qui permet de s’occuper d’environ 200 truies. Le bien-être de leurs animaux est une seconde nature pour les éleveurs car un animal en bien-être est un animal en bonne santé et en capacité d’exprimer son potentiel.

Les coopératives relais de progrès pour le bien-être des cochons

Comme pour les autres élevages, les coopératives grâce au lien unique qu’elles représentent entre l’éleveur et le consommateur sont un relais de transmission privilégié des nouvelles demandes de ces derniers que ce soit en matière de goût, de qualité ou de conditions d’élevage. L’une d’entre elles, la Cooperl, qui regroupe 2 700 éleveurs-coopérateurs, a ainsi développé depuis quelques années deux démarches de progrès continu, l’arrêt de la castration des porcelets mâles et l’arrêt de l’usage des antibiotiques dès la fin du sevrage.

Mais au fait, pourquoi castre-t -on les porcelets mâles ?

Pour prévenir le risque d’odeurs sexuelles de certains porcelets mâles pouvant entraîner un rejet de la part des consommateurs qui y sont sensibles. Ces odeurs sont principalement dues à deux composés, l’androsténone et le scatol, concentrés dans le gras. Cette intervention permet également de faciliter la conduite des animaux qui sont réputés moins agressifs. Les organisations professionnelles ont accepté de renoncer à cette pratique d’ici 2018, une décision que la Cooperl a largement anticipée depuis…2008. Elle a dû apprendre à maîtriser et gérer la fraction de carcasses odorantes qui représente environ 3%, et aider les éleveurs à se familiariser avec le comportement des porcs mâles non-castrés. Aujourd’hui, 85 % des éleveurs-coopérateurs Cooperl ne castrent plus.

bien-être animal porcelet

 

Zéro antibiotique dans l'élevage

L’autre action de la Cooperl a consisté à s’engager dans la voie de l’élevage sans traitement antibiotique dès la fin du sevrage, avec à ce jour, plus de 400 éleveurs adhérant à cette démarche. Cette décision, là encore motivée par une demande des consommateurs, a nécessité un très important travail de recherche mais aussi d’échanges et de concertation avec les éleveurs afin de maintenir les performances des élevages de porcs, indispensables pour assurer un revenu correct aux éleveurs.

Ces démarches font appel à toutes les compétences rassemblées dans cette filière de l'amont vers l'aval : génétique, techniques d'élevage, alimentation animale, transport et abattage des animaux, adaptation de la chaîne d'abattage, valorisation des carcasses... Le lien unique entre l’éleveur de porcs et sa coopérative est un atout majeur pour faire adhérer à des changements de pratiques aussi profonds.

Tout changer ou presque

Concernant l'arrêt de l'usage des antibiotiques dès la fin du sevrage, la coopérative a ainsi déployé le savoir-faire de sa filière et des techniques comme la biosécurité et l'hygiène, l'organisation des bâtiments, la ventilation et la gestion des flux dans l'élevage... Il a fallu également aborder les prescriptions vétérinaires différemment en modifiant les approches préventives et thérapeutiques, notamment par :

  • l'alimentation et la qualité de l'eau qui jouent un rôle important dans l'état de santé des animaux, et pour éviter les pathologies digestives comme celles qui surviennent au moment du sevrage des porcelets.
  • les règles d'hygiène. Deux exemples concrets avec la prise de douche obligatoire avant de pénétrer dans l'élevage et la marche en avant c'est à dire que l'éleveur et ses salariés le cas échéant travaillent en allant des animaux les plus fragiles (les maternités) vers les plus âgés (les porcs charcutiers) avec pour les plus exigeants, changement de chaussures et de tenues entre chaque type d'espace.
  • les soins. Les solutions alternatives aux antibiotiques sont privilégiées comme en médecine humaine : vaccination, antioxydants, antalgiques, homéopathie, huiles essentielles, etc.

Ces démarches sont des approches globales qui visent à élever des animaux robustes dans l'environnement le plus propre et le plus sain possible.

Voir aussi les actions de Cooperl sur le recyclage des effluents d’élevage et sur l’économie circulaire

En savoir plus sur Cooperl