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Accord UE - MERCOSUR : l’incohérence de la Commission européenne fragilise la filière des producteurs de viande

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Pour Coop de France-Pôle Animal, les traités commerciaux signés avec l’Europe dans le secteur agricole  doivent inclure le même niveau d’exigence que la
règlementation communautaire. C’est une question de cohérence avec l’orientation de la politique alimentaire européenne et de loyauté vis-à-vis des consommateurs et des agriculteurs.

Dans un contexte où les éleveurs font évoluer leurs pratiques pour répondre toujours mieux aux attentes sociétales sur les aspects sanitaires, environnementaux et le bien-être animal, l’entêtement de la Commission européenne qui vient d’annoncer un accord avec le MERCOSUR pose question.
Les volumes en négociation seraient de 200 000 tonnes de viande de volaille et 99 000 tonnes de viande de boeuf à droits réduits. L’impact économique sur ces filières sera bien plus important que ne le laisse entendre la Commission car les exportations du MERCOSUR seront ciblées sur les morceaux à plus forte valeur ajoutée en Europe : les filets en volaille et l’aloyau en boeuf. Est-il nécessaire d’augmenter les volumes d’importation européennes en viande de volaille qui sont déjà de 900 000 tonnes, dont près de la moitié en provenance du Brésil ?


« Les éleveurs sont engagés dans une démarche d’amélioration continue pour toujours répondre mieux aux attentes sociétales. Mais cette adaptation de la production a un coût que le marché doit absorber afin de pérenniser un nouveau modèle économique viable et acceptable pour l’ensemble des acteurs. Pour Coop de France-Pôle Animal, aucun traité commercial signé au niveau communautaire ne doit accepter de comporter des clauses règlementaires inférieures à ce que l’Europe impose à ses propres acteurs. C’est une question de souveraineté alimentaire et d’indépendance économique. Comment peut-on ignorer les demandes des citoyens et consommateurs de notre continent, en ouvrant le marché à des productions qui ne respectent pas les règlementations européennes ? »
S’interroge Bruno Colin, Président de Coop de France-Pôle Animal.

(Cliquez ici pour télécharger le communiqué de presse)