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Dossier   |   5 articles

Le bien-être animal, une seconde nature pour les éleveurs

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Bon état de santé, confort, alimentation suffisante, absence de douleurs caractérisent le bien être animal.

Nos concitoyens sont de plus en plus soucieux de la manière dont sont élevés les animaux qui leur procurent lait, viande, œufs et autres charcuteries. Et c’est bien naturel. Ils veulent savoir, comprendre, voir où une vache passe l’hiver, comment naissent les porcelets, dans quelles conditions les animaux sont transportés, ce qu’ils mangent…

Véritables interfaces entre les éleveurs et les consommateurs de viande, d’œufs et de produits laitiers, les coopératives sont particulièrement bien placées pour relayer les tendances de consommation mais aussi l’évolution des demandes sociétales. Elles accompagnent les évolutions de pratiques d’élevage, de transport et d’abattage des animaux ; elles investissent dans des équipements adaptés ; elles portent des marques créatrices de valeur démontrant la qualité de leurs produits… Toutes ces démarches visent à faire reconnaître les progrès en terme de conditions d'élevage et la haute qualité des produits, tout en créant de la valeur économique indispensable au maintien de cette qualité.

Les coopératives proactives et ouvertes à la transparence et aux débats pour les conditions d'élevage

« Rien à cacher » pourrait être le mot d’ordre des coopératives en matière de bien-être animal. Elles adhérent et participent même à l’élaboration des nombreuses démarches collectives en France et en Europe pour expliquer les bonnes pratiques des professionnels comme par exemple : chartes de filières, labels officiels tels que Guide des Bonnes Pratiques Ovines, Charte des Bonnes Pratiques d’Elevage bovin, Code Mutuel Caprin, bonnes pratiques de protection animale à l’abattoir, Palmi G confiance.

Qu'est ce que le bien-être animal ?

L’OIE (organisation mondiale de la santé animale) le définit ainsi : « on entend par bien-être animal la manière dont un animal évolue dans les conditions qui l’entourent. Le bien-être d’un animal (évalué selon des bases scientifiques) est considéré comme satisfaisant si les critères suivants sont réunis :
  • bon état de santé,
  • confort suffisant,
  • bon état nutritionnel,
  • sécurité,
  • possibilité d’expression du comportement naturel,
  • absence de souffrances telles que douleur, peur ou détresse. »

Bien-être des animaux et bien-être de l’éleveur vont de pair.

Le monde agricole ne s’oppose pas aux attentes de la société, de plus en plus soucieuse du mode d'élevage des animaux qu'il s'agissent d'élevages de poules pondeuses, d'élevages de porcs ou encore d'élevages de bétail. Le métier d’éleveur doit être vivable et l’avenir de l’élevage doit s’inscrire dans une perspective durable.

Une application smartphone pour les éleveurs pour progresser, un engagement « lait d’herbe », l’abandon de l’épointage pour les volailles ou encore des veaux non attachés sont quelques-unes des initiatives prises par les éleveurs soutenus et conseillés par leurs coopératives. Les coopératives s’investissent également sur ce thème, de par leur présence sur le terrain, dans la formation initiale en lycées agricoles ou en écoles vétérinaires ou agronomiques, en plus de la formation et du conseil continu aux éleveurs.